« Tu tiens ça de ta mère », « t’es bien comme ton père », « tel père, tel fils »… Vous avez déjà entendu ces phrases au moins une fois dans votre vie. Et pourtant, vous étiez loin de vous imaginer qu’elles avaient une part de vérité n’est-ce pas ? Qu’est-ce que la personnalité et comment notre tempérament peut l’influencer ? Peut-on vraiment faire changer quelqu’un pour mieux vivre avec ? Voici ce que vous avez toujours voulu savoir sur comment se développe notre personnalité en 7 points !

Tu ne me changeras pas un point c'est tout

 

1. Notre personnalité est déterminée à 50% par nos gènes

Pour Judith Rich Harris, Psychologue et chercheuse américaine, la personnalité provient à 50% de la génétique (comportement inné), 10% de l’environnement partagé avec les parents (comportement acquis) dont les parents eux-même et 40% de facteurs inexpliqués.

La personnalité est composé de deux caractéristiques majeures : le tempérament (comportement inné) et le caractère (le comportement acquis).

Le tempérament nous est donc transmis dès la naissance à travers notre génétique. Le caractère lui se développe au fil du temps, influencée par le tempérament, le milieu familial, l’entourage, les expériences de vie à partir de l’enfance, ainsi que par la société et ses stéréotypes.

La personnalité peut d’ailleurs changer jusqu’au début de l’âge adulte. Elle est ensuite considérée comme plutôt permanente (voir tous les détails dans l’article « Personnalité et tempérament » du site naitreetgrandir.com).

Ainsi, quand on vous dit que vous tenez du caractère d’un proche, il est alors possible que ce soit à 50% vrai.



2. Nous agissons en fonction de 3 besoins psychologiques fondamentaux

La personnalité est l’ensemble des comportements, attitudes et caractéristiques émotionnelles d’un individu. Elle est propre à chaque personne, ce qui la rend ainsi si unique.

Selon les travaux de Carol Dweck de l’Université Stanford, publiés dans la revue Psychological Review de l’American Psychological Association, la personnalité se construit en fonction de facteurs de motivation et du développement de l’individu. La chercheuse explique notamment que la personnalité se développe autour de trois besoins psychologiques fondamentaux :

  1. Prédire le monde 
    Visualiser comment serait le monde si tel ou tel événement se produisait ?
  2. Acquérir de nouvelles compétences pour agir sur le monde
    Comment doit-on se former pour y arriver, quelles compétences nous faut-il ?
  3. Etre accepté par les autres
    Comment je peux me sociabiliser avec le monde

 

3. Notre personnalité est façonnée des premiers manques dès la naissance

Ces trois besoins psychologiques sont comblés dès la naissance. A la naissance, nous naissons donc avec des traits de personnalité en fonction de notre propre perception du monde (bon ou mauvais, dangereux ou sécuritaire). A l’âge adulte, il est donc presque quasi impossible de tout reprendre à zéro. Il faudrait prendre le temps de tout réapprendre, ou de monter dans une machine à voyager dans le temps pour changer nos expériences de vie.

Carol Dweck décrit les nouveaux nés comme ceux étant les mieux préparés à satisfaire leurs besoins. Dès la naissance, ils font déjà preuve d’esprit brillant, à la recherche de ce qui leur semble le plus efficace et pertinent. Les nouveaux nés vont avoir pour objectif de chercher à satisfaire leurs besoins, ce qui les amènent donc à vivre des expériences. Ils commencent à élaborer des croyances et se posent ainsi des questions sur leurs rôles dans le monde : qu’est-ce qui est bien ou mal, qu’est-ce qui est dangereux ou non. Peuvent-ils agir eux-mêmes pour satisfaire leurs besoins ?

Ainsi, si on peut se poser la question de savoir si les parents peuvent influencer la personnalité de leurs enfants. Et bien, en principe, la réponse est non. La personnalité vient profondément de ce que vit l’enfant à l’intérieur de lui. C’est donc une question d’introspection. En revanche, les parents peuvent les accompagner dans leur processus de développement. En effet, l’étude montre qu’en respectant le tempérament des enfants, à les aider à nommer leurs émotions et à les traiter, les enfants vont avoir plus de facilité à se développer et s’intégrer à la vie familiale.

Pour revenir à la construction de notre personnalité, nous savons maintenant qu’elle est transmise génétiquement à notre naissance. Voyons maintenant plus précisément comment elle se développe tout au long de notre enfance.

 

4. La personnalité est composée de deux parties : une invisible et une visible

La personnalité se développe ainsi à partir de nos motivations, c’est-à-dire de nos besoins et nos objectifs. Elle ne s’arrête donc pas seulement avec les traits avec lesquelles nous sommes nés, mais continue à évoluer avec nos besoins psychologique, qui évolue avec l’âge. Dans son étude, la chercheuse définit la personnalité comme ayant deux parties : l’invisible et la visible.

La partie invisible contient nos croyances, nos besoins, nos émotions et nos tendances d’actions. Elle décrit cela comme « les BEATs » (Belief Emotions and Actions Tendencies). Ces BEATs constituent les représentations mentales, les expériences vécues et accumulées qui résulteraient des réponses en fonction des besoins rencontrés. Pour simplifier, si on devait aller à une chasse au trésor, ces BEATs représenteraient la carte qu’on aurait élaboré pour aller jusqu’au trésor.

La partie visible de la personnalité représente nos actions, par lequel on agit et est guidé par la partie invisible (croyances / besoins / émotions / tendances d’action). Dans notre chasse au trésor, cela représenterait tous les traits de nos chemins parcourus, sur notre carte, pour aller jusqu’au trésor.

 

5. Sortir de sa zone de confort nous rendrait plus intelligent

Carol Dweck observe dans son étude, 2 tendances chez les individus.

La croyance d’une capacité dite de « traits fixes ». Une partie des individus est convaincu que leurs traits de personnalité sont « fixes ». Elle va avoir tendance à choisir la facilité plutôt que de faire face à la difficulté. La difficulté étant considérée plutôt comme un échec, voir une déficience de leurs capacités actuelles.

La croyance dite de « traits en développement ». Une autre partie des individus est convaincu que leurs capacités peuvent être développées. A l’inverse de la première, celle-ci aura plutôt tendance à choisir la difficulté plutôt que la facilité, jugée plus stimulante pour leur développement personnel.

La conclusion est que lorsque les personnes sortent de leur zone de confort, nous agissons avec plus de conscience. Les personnes vont avoir tendance à plus facilement remodeler leurs « BEATs », donc leurs croyances et émotions, pour mieux agir dans l’action. En d’autres termes, les personnes se recentrent donc sur des questions plus essentielles à leur bien-être et leur développement personnel, laissant de côté leurs « premières » croyances innées à la naissance. Scientifiquement, il est également prouvé que lorsque l’on sort de notre zone de confort en choisissant la difficulté, les neurones de notre cerveau crée des connections plus fortes. A force de connexion, ils deviennent ainsi plus intelligents. C’est donc bien dans la difficulté que nous renforçons la qualité de notre personnalité.

Nous avons vu que le tempérament est donc inné à la naissance, que la personnalité reste influençable tout au long de l’enfance jusqu’à l’âge adulte. Que nous devons sortir de notre zone de confort pour mieux se développer personnellement et mieux s’intégrer à la société. Et pourtant, est-ce pour autant que notre personnalité reste figée à vie. Une personne ne peut donc-t-elle pas changer de personnalité une fois adulte ? Avant de vous répondre, voyons dans le point suivant les alternatives qui nous permettent de nous remettre en question une fois adulte.

 

6. Le tempérament (comportement inné) ne peut évoluer qu’à la condition d’y croire profondément

A l’âge adulte, un trait de notre tempérament peut être plus dominant que les autres. Cela peut donc rendre un besoin en particulier plus fort à combler.  Par exemple, lorsqu’on est timide, on va avoir besoin d’agir absolument sur le besoin de – prédire les choses -. On va donc décider de réagir sur ce point en particulier, ce qui va nous permettre d’aller façonner nos BEATs (nos croyances notamment). Ce nouveau comportement agira sur la partie « visible » de notre personnalité, puisque le timide arrêtera de vivre dans ses croyances pour mieux agir dans la réalité.

Oui, vous y êtes. En clair, nous pouvons remettre en question nos croyances profondes si nous trouvons en nous les bonnes raisons de les changer (en soi et non pour les autres) puis, de faire vraiment les choses. Nous pouvons donc changer notre tempérament en fonction de l’expérience qu’on est en train de vivre, de nos propres motivations, ce qui va donc contribuer à notre bien-être et à notre propre développement personnel (spirituel, mentale, émotionnel, social et énergétique), et collectif.

Est-ce que les sujets d’auto-suggestion et de la pensée positive vous parle ? Connaissez-vous la méthode Couet basée sur le principe de « quand on veut, on peut » ? Je vous propose d’y aller faire un tour si vous êtes curieux (cela changerait peut-être vos croyances profondes pour vous permettre de mieux vous réorienter personnellement 😉 ).

Pour tout ce qu’on qualifie de « mauvais » dans notre tempérament, il faut savoir qu’on peut seulement les diminuer. On ne peut pas le faire disparaître. Un équilibre est donc à trouver en cas de compromis. Dans un couple par exemple, cela peut être délicat de demander à quelqu’un de changer son caractère. Il ne pourra diminuer un trait de personnalité trop dominant qu’à condition que les raisons soient partagées profondément. Si c’est pour simplement faire plaisir, alors l’espoir de voir un changement est quasi nul.

 

7. Pour aller plus loin

Je vous propose la conférence TEDx de Carol Dweck, inspiré de sa conférence phare :« The Growth Mindset », qu’on peut traduire comme « la pensée évolutive ». Une étude qui prouve qu’en sortant de sa zone de confort, nous pouvons encore agir sur nos croyances profondes. On arrive ainsi à faire preuve de plus d’intelligence et d’ouverture d’esprit, afin de mieux contribuer à notre bien-être et à notre développement personnel.

Maintenant, il nous reste à nous poser la question de : quelles sont nos peurs ? Pourquoi on ne peut pas avancer aujourd’hui et comment faire pour y arriver ?

Refaçonnons nos croyances limitantes et reprenons confiance pour devenir la meilleure version de nous-même.

A propos de l'auteur

Dominique - Coach en Amour & Relation
J'accompagne les personnes dans leur volonté de trouver l'amour. Sensible aux questions liées à l'affirmation de soi et à l'amour, je partage ma vision et mon expérience sur ces différents sujets à travers le coaching et le blogging.

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