Selon l’étude très intéressante de Catherine Gueguen dans son livre « Heureux d’apprendre à l’école« , nos émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises. Je n’ai pas l’habitude de lire ce genre de livre mais je l’ai trouvé par hasard en rangeant dans notre petite bibliothèque. En feuilletant quelques pages, je suis tombée directement sur le chapitre qui parle des émotions. Ce livre porte un autre regard sur l’éducation, jugée trop punitive et donc inefficace pour le développement de l’enfant.

Ce livre m’a inspiré comme une invitation à se reconnecter à son âme d’enfant. Et pourquoi ne pas se ré instruire pour dégager nos croyances limitantes ? Celle qui dit que de montrer ses émotions est un signe de faiblesse ou encore, qu’il faut absolument souffrir pour être heureux ?

 

apprendre à écouter ses émotions

 

1. Les différents types d’émotion dites « de base »

Afin de bien comprendre ce que l’on ressent, revoyons tout d’abord nos classiques. Nous avons tout d’abord ce qu’on appelle les émotions dites « de base » :

  • La joie
  • La tristesse
  • La peur
  • La colère
  • Le dégoût
  • La surprise

 

Les émotions dites « secondaires » désignent celles qui sont à cheval entre deux émotions « de base ».
Par exemple ressentir de la honte est une émotion dite « secondaire » puisqu’elle serait à cheval entre la peur et la colère (bloquée ou contre soi, selon  Paul Ekman, psychologue américain).

Maintenant, voyons comment faire pour bien comprendre ce que l’on ressent.

 

2. Nommer ses émotions permet de se libérer

« Nommer ce que nous ressentons nous fait du bien ». La recherche révèle que « nommer ce que nous éprouvons agit positivement sur notre cerveau, ce qui joue sur notre santé physique et psychologique ». J’ai donc envie de vous inciter à nommer vos émotions aussi souvent que vous le pouvez, pour ainsi vous permettre de vous sentir mieux.

Comme le suggère Thomas d’Ansembourg, psychologue belge formé en CNV (Communication Non Violente), prendre le temps de se poser la question deux à trois fois par jour : « Comment je me sens, là, maintenant ?« , permet de mieux répondre aux situations qui se présentent et donc de mieux nous connaître.

Pour ma part, faire souvent l’exercice de me demander ce que je ressens permet de me recentrer sur moi. Ça m’aide à me poser les bonnes questions et avancer concrètement dans mes choix les plus difficiles. Très efficace dans les moments où j’ai l’impression de stagner.

 

3. Comprendre ce que nous ressentons permet de faire les bons choix

Utiliser l’empathie sur soi permet de mieux nous comprendre, nous connaître et donc d’accepter les émotions qui nous traversent (cf : Catherine Gueguen). L’auto-empathie nous permet de ne pas porter de jugement sur nos émotions et de nous autoriser à dire : « oui aujourd’hui je suis anxieuse », « oui je suis en colère parce que… ». Et là, on chemine naturellement vers ce qui nous bloque.

Catherine Gueguen nous dit dans son expérience avec les enfants que l’empathie se développe quand nous on reçoit de l’empathie. C’est d’ailleurs ce qui fait le point de bascule entre aller vers l’agressivité ou alors vers la confiance. Quand on fait preuve d’empathie pour mieux comprendre les autres, on arrive à obtenir plus de qualité dans la relation. Faire preuve d’empathie pour nous même nous aide donc à nous valoriser.

Ça me rappelle d’ailleurs une petite histoire. J’ai une amie qui m’a confié un jour être mal dans sa peau depuis quelques temps. Elle avait tendance à donner beaucoup d’elle pour aider les autres au point de complètement s’oublier.  Elle était donc mal dans sa peau. L’auto-empathie ici lui aurait permis de voir le problème à l’inverse, en se mettant à la place de la personne aidée. Veut-elle d’une personne qui lui apprenne à devenir forte comme elle, ou d’une personne qui se tue à la tâche pour qu’elle aille mieux ?…

Sachez donc vous écouter pour fixer vos propres limites et portez un autre regard, beaucoup plus positif, sur vous.

 

4. Ignorer nos émotions nous fait disjoncter

Si nous ne voulons pas comprendre ce qui se passe en nous, nous laissons alors nos émotions nous travailler intérieurement, bouillonner jusqu’à prendre de plus en plus de place et nous submerger complètement.

Quand on ne prend pas en compte ce qui se passe en nous, nous prenons alors de mauvaises décisions. Finalement, la colère, la tristesse ou l’anxiété finissent par exploser à un moment donné, détériorant ainsi notre relation avec les autres. On se réfugie dans le déni et on continue à se parler à soi-même, sans jamais vraiment comprendre ce qui ne va pas. Et comme les scientifiques le disent si bien, quand on va mal, cela impacte autant notre corps que notre mental.

Travaillez cette croyance qui dit qu’exprimer ses émotions est une marque de faiblesse. Osez dire ce que vous pensez mais sachez rester bienveillant donc compréhensif. Prenez soin des émotions des autres et apprenez à vous exprimer, avec des mots simples, pour dire ce que vous ressentez et ce que vous désirez pour que cela s’améliore. Ne laissez pas une mauvaise relation vous faire devenir quelqu’un que vous n’êtes pas. Et si vraiment aucune issue n’est possible, alors c’est peut-être le signe que vous stagner dans une situation qui vous empêche d’évoluer. Il faudra alors savoir s’arrêter pour mieux vous orienter.

Ne vous forcez pas à restez pas dans une situation inconfortable, prenez un nouveau départ.

 

5. Accepter ses émotions, c’est comme recevoir de la tendresse

Quand nous éprouvons de l’empathie (envers nous-même ou les autres), nous sécrétons de l’ocytocine, l’hormone de l’amour, du bonheur, que d’autre appelle également « l’hormone de l’affection ».

L’ocytocine active plusieurs régions cérébrales sollicitées pour nos les relations sociales. Elle contribue à l’empathie en agissant entre autre dans le cortex orbitofrontal, région de notre cerveau se situant au dessus de nos orbites, qui nous permet de percevoir les signaux émotionnels, de les interpréter correctement et d’y répondre de manière plus appropriée.

Le taux d’ocytocine s’accroît donc quand nous vivons une relation harmonieuse, que l’ambiance est chaleureuse, la conversation agréable et que le plaisir est partagé. L’ocytocine est donc ce que nous ressentons lorsque nous recevons ou donnons des mots doux, un contact tendre, des caresses, des baisers ou encore… Quand nous atteignons l’orgasme.

Quand on vous dire qu’il vaut mieux faire l’amour que la guerre, ce n’est pas pour rien 😉

Et vous ? Qu’est-ce que vous avez ressenti ce matin, ce midi et ce soir ?
Le saviez-vous ? Je vous souhaite tout mon amour.

Retrouvez d’autres articles sur le Blog de lovetopdepart.com

Sources : Gueguen, C. (2018). Heureux d’apprendre à l’école: Comment les neurosciences affectives et sociales peuvent changer l’éducation. Les Arènes.

 

 

A propos de l'auteur

Dominique - Coach en Amour & Relation
J'accompagne les personnes dans leur volonté de trouver l'amour. Sensible aux questions liées à l'affirmation de soi et à l'amour, je partage ma vision et mon expérience sur ces différents sujets à travers le coaching et le blogging.

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