Bonjour tous 👋,
 
J’espère que vous allez bien avec les beaux jours qui arrivent !
Aujourd’hui on parle d’un sujet qui me tient beaucoup à cœur : la Timidité Maladive.
 
Elle a, en effet, fait partie de ma vie, enfant jusqu’à l’adolescence. Dans un article que j’ai écris, qui s’intitule « Tu ne me changeras pas, 7 points c’est tout », j’évoquais la manière dont comment se construisait notre personnalité. Le savez-vous ? En fait, notre personnalité est composée à 50% de notre tempérament, transmis génétiquement dès la naissance, puis à 50% de notre caractère qui elle, se développe au fil du temps et de ses influences.
 
Pourquoi faire un topo sur la personnalité ? Tout simplement pour recentrer sur le titre de cet article qui évoque bien à quel point cette Timidité m’a forgé à ces périodes importante de ma vie, et je pense, pour toujours. La timidité m’a donné un sens significatif au fait d’Aimer, et plus particulièrement à l’Amour de Soi. Plus introspectif, s’aimer, c’est cette capacité a s’accepter tel que l’on est, pour mieux comprendre ce qui pourrait nous faire évoluer (et ainsi, contribuer également à mieux définir le sens d’une vie à deux).
 
Ainsi, je tenais à vous partager mon histoire qui rappelle à quel point « l’Amour est la réponse » dans notre vie. Cela peut faire « hippie » ou « cliché » pour certains, mais fera sûrement écho à ceux qui ont pu l’expérimenter, à leur manière… Et qui c’est, sera votre solution ?
 
Avant de commencer mon histoire, sachez juste que j’ai un groupe privé facebook « Célibataire Timide, Endurci ? Change de cap (avec Dominique Va) ».  Rejoins-nous ! Et sort de cette solitude qui pèse.
 
Voici donc plus en détail mon histoire d’Ancienne Timide Maladive.
 
 
 

1. Un manque de confiance en soi dès le collège

 
Dominique-va-love coaching-TimiditéDe la primaire au collège, je n’arrivais pas à avoir beaucoup d’amis. Très timide, j’avais quelques connaissances, mais ce n’était pas non plus ce qu’on appelait une « amitié profonde ». Quelques voisines, des copines de classe… Que des personnes dont je m’étais habituée à voir
 
J’étais une vraie timide maladive. Je sortais d’ailleurs le plus souvent avec les membres de ma famille. En cours et donc pendant les pauses, je restais ou me sentais toujours très seule.
 
Je n’étais clairement pas dans un environnement, un rythme de vie adéquat, qui m’aurait permis de rencontrer de nouvelles personnes. Mais le problème n’était pas forcément là. 
 
On dit souvent qu’au collège, c’est pire que tout
 
 
 
C’est là où les remarques sont les plus blessantes. On est à un âge où l’on commence à se chercher, à se poser des questions sur la vie, la mort. Et donc, c’est bien au collège que ma souffrance avait atteint son apogée.
 
Au collège, j’avais des difficultés à m’intégrer à un groupe, ma timidité m’empêchait toujours de faire le premier pas. Le fait de manger seule au réfectoire était ma plus grande hantise. Ça te posait directement une étiquette de « Rémi », donc de quelqu’un de pas très sociable, sans personnalité. Pourtant, pour ma part, ce n’était pas l’envie qui manquait. Je vivais les scènes dans ma tête, où j’osais aller parler à telle ou telle personne, en vain…
 
| « On profitait de ma gentillesse »
 
Le fait de ne pas beaucoup parler ou de ne pas donner mon opinion, ne donnait pas envie de s’intéresser à moi. Je n’avais donc pas d’invitation pour aller à des « pyjama party », des anniversaires… Ou alors, quand j’étais invitée, c’était surtout pour profiter de ma gentillesse (pour les cadeaux quoi).
 
Impossible de sortir un mot quand j’étais en groupe. Sentir tous ces regards sur moi me paralysaient. Impossible de dire ce que je pensais de peur qu’on ne m’aime pas. On disait de moi que j’étais « gnan gnan », sans intérêt, on s’ennuyait avec moi. On disait que j’étais trop bête pour comprendre car je ne réagissais pas beaucoup. Parfois, le fait d’être asiatique y jouait, mais pas toujours. J’avais malheureusement la fâcheuse tendance à y rejeter toutes les fautes. 
 
Par ailleurs, enfant, j’étais beaucoup plus proche des garçons que des filles. Les discussions vernie, mode, maquillage… Ça ne m’intéressait pas du tout.
J’étais plutôt jeu-vidéo, sport, musique rap… Et donc, pour la mentalité à cet âge, j’étais évidement plus proche des garçons.
 
Très sensible au regard des autres, je savais qu’une fille aussi proche des garçons était forcément mal vue.
 
 
 

2. La peur du regard des autres

 
| « Je me forçais à devenir plus « une fille » aux yeux de la société ».
 

Peur du regard des autres - Timidité - Dominique Va

Être avec les garçons, c’était retrouver qui j’étais. Tout était tellement plus facile. Les garçons se prenaient largement moins la tête sur des questions non existentielles pour moi. Je les trouvais très bruts, directs. Ils me faisaient donc souvent oublier ma timidité, m’obligeant à être plutôt dans l’action que dans la réflexion.  
 
Malheureusement, le fait de me rapprocher des garçons laissait toujours place aux critiques. On disait de moi que j’étais :
 
  • Une fille facile
  • Un garçon manqué
  • Une dragueuse
  • Je me la pété…
 

Ces remarques étaient très difficiles à supporter. Quand on est timide, on déteste être au centre de l’attention. Puis, la mentalité de la société tenait à ce que « les filles restent avec les filles et les garçons avec les garçons ». D’autant plus que, du côté de mes parents, ils étaient déjà eux-mêmes très pudiques et avaient évolué dans une mentalité où la femme n’était pas forcément égale face à l’homme.

Alors, pour éviter ces moqueries, je m’étais mise à éviter tout contact avec les garçons. Je me forçais à devenir plus « une fille » aux yeux de la société.
 
Cela a été les moments les plus difficiles de ma vie.
 
 
 

3. La peur du rejet

 
Peur du rejet - Timidité - Dominique VaLa timidité m’empêchait de me lier d’amitié avec quelqu’un. J’avais toujours cette peur d’être rejetée. Ce problème se présente parfois encore aujourd’hui, mais j’ai trouvé un mécanisme pour transformer cette peur en quelque chose de positif. 😉
 
Les midis après les cours, j’arrivais toujours à me débrouiller pour ne pas manger seule au réfectoire. Mais, parfois, je n’avais pas le choix.
 
Quand je me retrouvais seule, d’habitude, j’y allais la tête haute, en faisant attention à ne croiser aucun regard. J’étais très bien seule. Au moins, je n’étais pas obligée de faire semblant. Puis parfois, j’étais avec ces fameux groupes de filles, histoire d’être intégrée quelque part. Mais la timidité m’empêchait être moi-même.
 
 
 
Conséquence de tout ça, je ne discutais pas beaucoup, ne rebondissait jamais à ce qui se disait, rêvais beaucoup. Dès que quelqu’un se retrouvait seul avec moi, ça devenait vite gênant. J’essayais parfois de lancer les conversations, mais rien n’y faisait, j’étais définitivement ennuyante (quand on a une réputation, difficile de se détacher de ça).
 

Un midi, je devais retrouver un groupe de fille dont j’avais réussi à peu près à bien m’entendre, pour manger ensemble.
Mais je ne m’attendais pas du tout à ce qui allait arriver.

 
| « J’essayais de retenir mes larmes qui commençaient à bouillir dans mes yeux ».
 
Elles tenaient à m’annoncer que le « groupe » avait décidé que ma présence était devenue gênante au fil du temps.
Qu’il était beaucoup mieux qu’on ne mange plus ensemble le midi.
Je me retrouvais ainsi, de nouveau, seule.
 
Je faisais genre que cela ne me touchait pas. Quand on est timide, il ne faut surtout pas montrer ses sentiments. 
J’essayais de retenir les larmes qui commençaient à bouillir dans mes yeuxC’était la goutte de trop. 
Je retenais plus que tout ma respiration qui commençait à m’échapper. J’ai prétexté aller aux toilettes et…
J’ai finalement passé tout le midi, à pleurer, pleurer et encore pleurer, assise sur la cuvette.
 
Je ressentais de la colère, du mépris et surtout une douleur intense au plus profond de mon cœur. Mon âme en était touchée.
Je me demandais pourquoi la vie se montrait si dure après tous ces efforts pour me faire accepter. C’était vraiment injuste.

J’étais resté là, une trentaine de minute, où s’en était suivi tout un déversement d’insultes envers moi-même.

Puis d’un coup… Le silence. Le vide total autour de moi.
 
Je venais d’avoir comme une illumination, une évidence.
 
Je venais de comprendre quelque chose de très important à cet instant.
Les gens, la société, mes parents trop protecteurs, tous avaient tort.

Se conformer aux autres, essayer de répondre à un idéal de société…

 
Je ne voulais pas de ce monde.
 
 

4. Le déclic pour prendre confiance en moi et m’affirmer

 
Confiance en soi et s'affirmer - Timidité - Dominique Va| « Je sentais comme une profonde justice de me dire que j’étais parfaite à mes yeux ».
 
J’ai fermé les yeux, essayant de retrouver mon souffle. J’ai commencé à sentir en moi comme une profonde justice de me dire que j’étais parfaite à mes yeux.
 
Si personne n’était capable de m’aimer telle que j’étais, alors c’était évident, je le ferais pour moi-même.
 
Après tout, pourquoi la timidité serait une « tare » ? Je séchais mes larmes et décidais de me faire une promesse, de prendre une décision irréversible. Plus jamais je n’essayerais d’être quelqu’un d’autre que moi-même.
 
 
 
Un jour, peu importe comment, je montrerai au monde ce dont je suis capable tout en restant moi-même.
 
J’étais déterminée à combattre cette injustice, qui m’imposait un idéal et des valeurs que je ne partageais pas et qui, surtout,
Ne donnaient aucun sens à ma vie.
 
Un seul mot d’ordre restera dans mon esprit : l’Amour et la Tolérance envers chaque être humain.
Chaque personne est unique. C’est donc reconnaître et accepter qu’on est tous différent.

Pour moi, la timidité n’est pas un défaut, cela signifie simplement qu’on a une personnalité différente.
 
L’Amour est un sentiment moteur, mais également source de conflit. C’est l’émotion la plus forte que je connaisse. C’est pourquoi, pour moi, il est indispensable de porter une attention particulière à l’Amour, car il est un pont de bascule important dans la prise de décision et nous forge pour toujours.
 
Ainsi, ces valeurs avaient plus de sens à mes yeux. J’avais fermement l’intention de les défendre coûte que coûte.
Même si je savais que le chemin serait très difficile, j’y croyais et j’avançais les points fermés.
 

 

5. Sortir de la solitude et se respecter pour être respecté

 

| « Je n’avais plus rien à perdre, mon ego en avait déjà pris un trop gros coup ».

 
Bien être, sortir de la solitude - Timidité - Dominique Va

Depuis ce jour, j’en avais plus rien à faire du regard des autres. J’allais voir qui je voulais, garçon ou fille. J’étais devenue une autre personne.

Je sentais que je n’avais vraiment plus rien à perdre, mon ego en avait déjà pris un trop gros coup. Comme si la vie m’avait donné un grand coup de pied au cul pour m’aider à m’affirmer davantage.

Je n’avais donc plus peur de partager mes idées, mes réflexions, de répliquer quand on me provoquait. J’ai commencé par d’abord approcher les personnes en qui j’y trouvais une certaine timidité, comme moi. Puis ensuite, je ne faisais plus de différence.

Je me sentais complètement affirmée, acceptée. Puis, la transformation s’était enclenchée vitesse grand « V ». Je me sentais plus respectée, on me foutait la paix. 

Je me surprenais même à conseiller des personnes pour qui la timidité les empêchait de se défendre ou de faire des choses qui faisaient sens pour eux. Depuis, j’ai toujours gardé une profonde aversion pour l’injustice. 😊 

J’ai pu ainsi m’épanouir totalement avec des copains du collège. Je pouvais enfin être moi-même. J’ai fini par trouver des affinités avec un autre groupe de copains, hors du collège cette fois-ci : des amis d’enfance, perdus de longue date, qui étaient devenus mes 3 premiers meilleurs amis, avec qui j’ai passé les plus beaux moments de ma vie.

On s’est conseillé, défendu, réconforté lors de nos chagrins d’amour d’adolescent respectifs.
On partageait beaucoup d’intérêts communs, de soirées, de restos… Puis, on se racontait nos sensibilités homme / femme.
On essayait de comprendre le monde ensemble. On refaisait le monde ensemble, on se soutenait.

D’ailleurs, c’est par cette expérience et cette culture du respect que, de manière générale,
Mes relations n’ont jamais été vraiment conflictuelles avec un homme.

 

6. Amour & Préjugé : hommes VS femme

 

Préjugés homme femme - Timidité - Dominique Va

| « Les hommes entre eux n’en parlent pas ».

Etant plus proche des hommes, cela qui ne signifiait pas que j’étais insensible à ma partie féminine.

Au contraire, j’y étais très connectée, ce qui m’a donné l’occasion d’échanger, avec mes amis masculins, sur nos attentes respectives.

Cette belle relation m’a simplement donné l’avantage de mieux comprendre la complexité de chacun, surtout très flagrante quand il s’agissait d’Amour.

Les femmes ont cette solidarité naturelle entre elles pour se soutenir, se conseiller.

Les hommes entre eux… N’en parlent simplement pas, ou peu. Comme s’il n’y avait rien à comprendre, juste à agir.


Quand on est un homme, dès tout petit, on attend à ce qu’on comprenne déjà le sens du devoir, des responsabilités. Comme si le sexe déterminait déjà la capacité à savoir quoi faire, comment agir de manière innée en société.

Alors, instinctivement on attend à ce que l’homme comprenne par lui-même comment se comporter avec une femme, voire même l’aborder.
Et lui… Fait simplement de son possible avec ce qu’il a pu observer ou, avec ce qu’on a pu lui en dire.

 
| « C’est qu’un homme peut se montrer aussi sensible qu’une femme, voire même plus ».
 

Aujourd’hui, on constate bien que la différence est flagrante entre les attentes hommes / femmes.
La communication reste difficile. Les femmes réfléchissent avec prudence,
Les hommes agissent plutôt avec une intuition plus subjective, voire incitative.

Ce que j’ai pu apprendre en évoluant dans un environnement majoritairement masculin,
C’est qu’un homme peut se montrer aussi sensible qu’une femme, voire même plus.

Il souffre autant qu’une femme de la timidité, du manque de confiance, du regard des autres, du rejet…

Il devient d’autant plus violent (avec lui-même ou les autres) quand il souffre du fait de ne pas comprendre ses émotions.
L’intuition, que la femme a tendance à avoir plus naturellement, est plus difficile chez l’homme qui lui, est plus dans l’action.

Chacun répond différemment à la souffrance, mais l’intensité est exactement la même, voire même très ancrée profondément en soi.

 

7. Vis avec conscience, le chemin sera plus épanouissant

 
 
apprendre à écouter ses émotions - Timidité - Dominique Va
| « L’Amour, puise-le d’abord en toi avant d’être capable d’en donner aux autres ».
 
Peu importe la peur que tu peux ressentir, la souffrance que tu vis peut-être actuellement dans ta vie. N’attends pas le dernier moment pour agir. 

On a tendance à agir que quand on est au bord du précipice, ce qui te fait prendre beaucoup d’énergie à t’en sortir pour ensuite te reconstruire. Alors autant vivre avec conscience pour que le chemin te sois plus épanouissant.

Prends une décision une bonne fois pour toute.
Profite de ton passage sur terre pour vivre 
Des moments plutôt vivants, plus passionnants

 
 
  
Longtemps j’ai attendu que quelqu’un vienne de nulle part me chercher, un peu comme Harry Potter,
Pour me dire que
j’avais finalement un destin un peu épique et que j’avais de la valeur quelque part,
Qu’on avait besoin de moi.
 
Mais tu sais, toutes ces histoires fantastiques, je trouve que c’est une bonne allégorie, 
Qui est simplement là pour nous rappeler que notre évolution s’effectue d’abord en s’acceptant tel que l’on est 😉
(Avant que la nana ou le beau gosse arrive dans l’histoire 😆).
 
L’Amour, puise-le d’abord en toi avant d’être capable d’en donner aux autres.
Si tu n’as déjà pas beaucoup d’énergie ou d’amour pour toi, 
Tu ne peux donc en donner, ou alors très difficilement voire maladroitement. 
L’égoïsme positif, tu connais ? 😄
 

 

À toi de jouer

Maintenant que tu connais mon histoire, viens me partager la tienne en commentaire 👇😉
As-tu déjà vécu ou vis-tu un grand moment de solitude en ce moment ? 

 

Love ღ Top Départ, c’est s’affirmer, sortir de la solitude et faire le premier pas.

Si tu rencontres actuellement des difficultés dans ces 3 voies, je t’invite à venir m’en parler ouvertement si le cœur t’en dit. La première séance est toujours offerte. On voit ensuite ensemble comment faire pour avancer.

Je te souhaite beaucoup de force, du courage et de l’Amour dans tout ce que tu vis. Ciao ! 😄 

A propos de l'auteur

Dominique - Coach en Amour & Relation
J'accompagne les personnes dans leur volonté de trouver l'amour. Sensible aux questions liées à l'affirmation de soi et à l'amour, je partage ma vision et mon expérience sur ces différents sujets à travers le coaching et le blogging.

2 réponses

  1. Ton histoire me touche beaucoup , et oui , les années collège et même lycée peuvent être douloureuses . Combien d’adolescents peuvent se reconnaître dans ce dont tu témoignes ! Je pense à ma fille , par exemple. Quelle vraie souffrance la timidité : ne l’étant pas , je ne comprenais pas ce que cela pouvait recouvrir comme réalité. Je te remercie de nous avoir ouvert la porte de ton cœur , et de nombreuses images ont défilé durant cette lecture de personnes que j’ai pu ignorer et même mépriser. Merci pour ce travail que tu fais , qui est essentiel et puissant et nous aide à mieux nous-mêmes comprendre et mieux comprendre les personnes qui nous entourent.

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